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Sciatique que faire : symptômes, causes et remèdes du terrible “tour de rein”

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sciatique

La dernière fois que vous vous êtes adonné à une partie rocambolesque de cabrioles doit sans doute dater de l’enfance lointaine, et c’est peut être mieux pour vos articulations, tendons et appareil squelettique qui vous en remercient, à moins que vous vous soyez échauffé au préalable, auquel cas : bravo !  Puisqu’il s’agit là de la condition qui change la donne.

Toutefois, cette sage restriction des gestes gymnastiques imprudents ne vous prémunit pas nécessairement des atroces douleurs causées par la malheureuse inflammation du nerf sciatique communément appelée : la lombosciatique. Étant donné que la souffrance engendrée par cette dernière survient sans crier gare aux moments les plus improbables, déclenchée par une compression excessive des branches motrices du nerf sciatique.

Si vous lisez cet article, les chances que vous, ou quelqu’un que vous chérissez, avez fait l’expérience de cette décharge électrique subite sont grandes, probablement de la taille de la confusion et du désarroi que vous ressentez face à cette situation. Alors pour chasser le flou, voici, en quelques points un briefing de ce qu’est la lombosciatique.

Qu’est ce qu’une sciatique et dans quelles conditions se développe-t-elle ?

Les nerfs sciatiques sortent du canal vertébral par les trous de conjugaison, à hauteur de la cinquième racine lombaire et de la première racine sacrée, Ils cheminent le long des cuisses et jambes pour arriver jusqu’aux pieds. Il s’agit des nerfs les plus volumineux de l’organisme.

La sciatique ou, plus correctement, la névralgie sciatique, est une atteinte inflammatoire d’une ou de plusieurs des cinq racines du nerf sciatique. Généralement résultant d’une hernie discale, elle peut aussi être causée par d’autres facteurs que l’on explorera un peu plus loin.

La sciatique n’est pas tout à fait une maladie en soi, mais un indicateur important (et infernalement douloureux) d’un mal-être profond du corps : l’inflammation d’un nerf.

L’hernie discale, le plus souvent à l’origine de la sciatique, est une formation de saillie anormale au niveau du disque intervertébral, dont le débordement compromet les racines du nerf sciatique.

En fonction de la racine atteinte, les symptômes varient, mais on note souvent et communément la manifestation d’une douleur au niveau des fesses, des jambes et du bas du dos, généralement ressentie d’un seul côté du corps. D’autres symptômes peuvent s’ajouter à la liste, tels des crampes, des troubles de la sensibilité ou de la force musculaire, etc.

Quels autres facteurs sont susceptibles d’être à l’origine de la sciatique ?

Bien que la raison principale à laquelle on attribue une sciatique soit une hernie discale, la panoplie de de dysfonctionnements dont elle peut résulter reste toutefois importante. On cite :

  • La sténose du canal vertébral : ne vous faites pas intimider par ce jargon médical, parce qu’il est question ici du rétrécissement du canal vertébral qui survient le plus souvent chez les personnes âgées, et qui engendre une compression des racines nerveuses dans la région du bas du dos.
  • Syndrome piriforme : plus connu des athlètes, ce syndrome est le produit de l’irritation du muscle piriforme du bassin, qui en gonflant, comprime le nerf sciatique et engendre douleurs et absolu inconfort.
  • Chute, traumatisme ou tout autre geste brusque et d’ampleur susceptible d’endommager le nerf sciatique
  • Plus rare encore, le cas de métastases pouvant faire pression sur le nerf et causer son irritation.

Que faire en cas de sciatique ?

En premier lieu, et pour tout état douloureux du corps, la priorité est au soulagement, et pour ce faire, il est admis l’efficacité des antalgiques, qu’il s’agisse d’anti-inflammatoires ou d’antalgiques de classe III (morphine, entre autres).

Une autre méthode qui a prouvé son efficacité est l’usage de corticoïdes, efficaces tout comme le sont les méthodes de contention lombaire et de vertébrothérapie utilisées simultanément avec les précédentes.

L’ancien adage qui prônait l’inertie absolue en cas de sciatique est peu à peu en train de voir sa popularité s’effilocher, puisqu’il est maintenant conseillé de conserver une certaine mobilité du corps afin de ne pas compromettre le fonctionnement sain des autres appareils vitaux. D’autant plus qu’il est admis qu’une reprise d’activité supervisée ne puisse freiner le cours de la guérison.

La sciatique et la grossesse, une question de camaraderie?

La réponse à cette théorie est un non des plus rassurants. Futurs mamans de tous les fronts, vous pouvez expirez !

Mais, comme il doit y avoir toujours un petit “mais”, on ne peut totalement se rassurer quand on sait que grossesse s’accorde généralement avec maux de dos, de bassin et de jambes, ce qui laisse souvent croire à une sciatique, à tort.

La plupart du temps, quand on évoque la sciatique dans le contexte de la grossesse, il s’agit d’une “fausse sciatique”, générée par l’immense surcharge que subit le bassin et le dos durant cette période de sacrifices. Il est toutefois recommandé de consulter son médecin pour avoir un diagnostic adapté et précis.

Dans tous les cas, qu’il s’agisse d’une fausse ou d’une vraie sciatique, l’atrocité des douleurs éprouvées reste la même et c’est dans cette optique qu’on a établi cet humble petit guide pour soulager la sciatique liée à la grossesse :

  • La kinésithérapie idéale pour apaiser les surmenages et tractions
  • La natation
  • L’application de glace sur la zone douloureuse
  • Le confort en matière de chaussures

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